Trois moments

Lieu vivant de midi à minuit, ouvert 365 jours par an, la Halle aux grains propose un accueil ponctué de trois temps : le déjeuner, l'après-midi et le dîner. Trois moments durant lesquels les propositions de dégustation évoluent au gré de la lumière qui perce l'espace.

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Le déjeuner

La lumière zénithale qui perce la verrière circulaire traversant l’espace accueille les convives pour le déjeuner. Les vues, sur les toits de Paris ou vers le décor peint et l’œuvre de Tadao Ando, offrent un moment agréable entre midi et 15 heures. Un menu en trois séquences (entrée, plat, dessert), uniquement servi au déjeuner, permet de s’initier à la cuisine des Bras en pointillé, sans s’attarder. Les menus en cinq ou sept séquences, servis pour l’ensemble de la table, ainsi que la carte, apporteront d’autres découvertes.

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L’après-midi

Une pause facilitée pour les visiteurs et les autres

Les visiteurs désireux de déguster le musée autrement et souhaitant s’accorder une pause sont les bienvenus. Ils peuvent ensuite continuer simplement leur parcours, sans la moindre formalité. Les plus curieux ou les plus avertis peuvent accéder aussi directement à ce délice d’initiés, sans ticket d’entrée pour le musée ni file d’attente, pour s’extraire de la ville tout en la contemplant. Il leur sera toutefois possible de rejoindre l’espace muséal après leur pause, depuis la Halle aux grains, en s’acquittant simplement du droit d’accès. L’accueil de 15h à 19h est sans réservation.

Une carte sucrée et salée

Prendre un café, un thé, un chocolat chaud, un rafraîchissement, bien sûr. Mais il sera plus probablement accompagné par une douceur. Une tarte aux fruits du moment, à l’ananas confit et nature, trait de vinaigre fruité et riz soufflé au poivre ? Une pâtisserie ? Comme ces croûtes de kasha et de dragées à la chicorée adoucies d’un lait d’amarante, ou peut-être le spectaculaire coulant au chocolat original, création de Michel Bras pour réchauffer les corps et les cœurs ? Il est possible, pour les retardataires ou les gourmands déboussolés, de tomber côté salé au moment du goûter, avec de petits plats bien ficelés et quelques clins d’œil aux territoires : oignons doux des Cévennes en tarte de l’instant, râpée de truffes « melanosporum » et flocons de poivre au Sichuan, ou bien des raviolis de pois blonds de La Planèze aux fromages de l’Aveyron, ou encore, dans la pure tradition parisienne, un croque-monsieur, sauf que celui-ci s’est transformé en un tendre croque-moelleux dans lequel le jambon provient… de l’Aveyron.

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Le dîner

Le dîner, servi de 19h30 à minuit, est un moment privilégié. Les derniers visiteurs ont quitté les lieux ne laissant que beauté des œuvres et majesté de l’architecture. Sous la coupole, le décor peint de 1889 que l’on peut admirer depuis le restaurant est souligné par un éclairage subtil. La luminosité du début de soirée feutre petit à petit les espaces du restaurant dont les tables sont chacune ponctuées par une petite lampe. Il est temps alors de prendre son temps pour s’attarder sur la carte ou sur les deux menus servis pour toute la table, en cinq ou sept séquences de découverte pure, le meilleur moyen pour s’initier au lexique culinaire de Michel et Sébastien Bras et découvrir une cuisine qui s’est enrichie de l’histoire du lieu. La prise de commande tardive, jusqu’à 22h30, invite également tous ceux qui souhaitent illuminer leur deuxième partie de soirée par un dîner réussi en plein cœur de Paris.